ITW
ITW - Benoît Cosnefroy : 'Seul le Tour de France me fait rêver' Photo : Sirotti

ITW - Benoît Cosnefroy : "Seul le Tour de France me fait rêver"

Champion du monde espoir à Bergen en septembre dernier, Benoît Cosnefroy commence à se faire un nom dans le paysage du cyclisme français à seulement 21 ans. Le coureur de l'équipe AG2R La Mondiale, qui est passé professionnel il y a seulement deux mois, s'est confié à Cyclism'Actu. Il est notamment revenu sur son sacre mondial, sa victoire surprise au GP d'Isbergues, mais également sur ses ambitions et ses objectifs pour la suite de sa carrière.

Suivez tout le cyclisme 2.0 avec Cyclism'Actu TV

 

Benoît, vous êtes passé professionnel il y a deux mois, et depuis vous avez remporté le GP d'Isbergues et surtout le championnat du monde espoir. Vous ne pouviez pas rêver mieux comme début ?

Complètement, c'est même un peu fou je dirais. Autant les Mondiaux j'y allais pour gagner, c'était vraiment un gros objectif pour moi, autant Isbergues c'est arrivé de manière inattendue, et je ne pensais pas du tout pouvoir remporter une course pro aussi rapidement, même si je m'en sentais capable. Il faut avoir de la réussite, et ça m'a souri à Isbergues, j'étais vraiment surpris.

 

Vous êtes issu d'une famille qui a baigné dans le cyclisme. Devenir coureur professionnel c'est ce que vous vouliez depuis tout jeune ou c'est une idée qui est venu sur le tard ?

Forcément, étant petit, c'était mon rêve, mais sans me dire que c'était réalisable. C'est en arrivant à Chambéry en 2015 qu'on a commencé à m'en parler, à me dire que c'était possible de passer professionnel. Dans l'équipe à Chambéry c'était le but de tout le monde, et c'est là que j'ai commencé à y croire. Ensuite tout s'est passé très vite. Pourtant j'ai eu un accident qui a m'a fait prendre du retard, mais dès la reprise la saison d'après tout s'est bien déroulé. Tout s'est très bien enchaîné, et j'ai fini par signer mon contrat.

 

Vous avez montré, notamment aux Mondiaux, que vous passiez bien les bosses, que vous descendiez bien, que vous aviez une bonne pointe de vitesse... Benoit Cosnefroy, c'est un sprinteur, un puncheur, un grimpeur ?

Je me considère comme un puncheur, après je ne sais pas encore si je suis un puncheur plutôt grimpeur ou plutôt sprinteur. Je ne connais pas encore vraiment mon profil.

 

Si vous deviez citer un modèle, ou un coureur qui vous ressemble, ce serait qui ?

Je n'ai pas spécialement de modèle, mais si je dois citer un coureur ce serait Anthony Delaplace, qui court chez Fortuneo-Oscaro en ce moment. C'est quelqu'un de très professionnel, qui en plus habite juste en face de chez moi en Normandie. C'est un modèle pour moi dans le sens où j'ai envie d'avoir une carrière comme la sienne. Il est sympathique, professionnel à 100%. C'est pour cela que c'est un exemple pour moi. Autrement je n'ai pas de modèle à proprement parlé.

 

Le grand public a commencé à vous découvrir avec votre titre mondial en espoir et forcément, les attentes autour de vous vont être plus grandes. N'avez-vous pas peur que cela vous mette trop de pression et que cela puisse freiner votre progression ?

Non, pas du tout. J'ai eu ces résultats, j'en profite à 100%, mais ça ne veut pas forcément dire que j'aurai une grande carrière. En fait je ne me pose pas la question, je continue à travailler et à faire comme je faisais avant. Je ne me demande pas si j'aurai une grande carrière, si je gagnerai des grandes courses. Je veux juste faire du vélo comme j'en ai envie. Je ne sais pas où ça m'emmenera, mais si ça continue comme ça a commencé ça ne devrait pas être trop mal. Après j'ai gagné Isbergues au bout d'une longue échappée, c'est rare dans le cyclisme moderne de gagner comme ça chez les pros. Du coup j'arrive à avoir du recul sur cette victoire en me disant que je suis heureux d'avoir gagné mais que ça n'arrivera pas tous les jours de gagner de cette façon.

 

Quels sont vos objectifs en 2018 avec votre équipe AG2R La Mondiale, en terme de calendrier et de résultat ?

J'attends déjà de terminer ma saison 2017, qui se terminera avec le chrono des nations le 15 octobre, pour parler avec l'équipe et savoir quel sera mon calendrier en 2018. D'abord je vais me reposer et ensuite on va voir ça durant les premiers stages au mois de novembre. Mais pour l'instant on n'a pas du tout abordé le sujet. Mais je pense que je vais avoir un calendrier en partie français pour avoir une continuité logique après ma carrière amateur. Mon objectif principal c'est d'avoir une progression linéaire, et pour ça il faut avoir un programme logique.

 

Pourrait-on vous voir sur des grandes classiques ou sur un Grand Tour dès l'année prochaine ?

Je ne sais pas du tout. Comme je disais il faudra en parler avec l'équipe, mais pour moi ce n'est pas spécialement un objectif de courir un Grand Tour l'année prochaine. Ce qui compte pour l'instant c'est ma progression. Bien sûr l'objectif pour l'équipe comme pour moi ce sera de gagner des courses, on est là pour ça. Plus on gagne, mieux c'est.

 

Quelle grande course rêveriez-vous de gagner un jour ?

Honnêtement je ne sais pas. Je n'ai pas de course qui me fait rêver plus qu'une autre, à part le Tour de France bien sûr. Même si je sais que ça ne sera jamais possible de gagner le général du Tour, ça reste l'épreuve qui me fait le plus rêver.

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 

Publié le par François BONNEFOY


Brèves

Transferts


Sondage

Selon vous, Bryan Coquard et Vital Concept ont-ils leur place sur le Tour de France 2018 ?







Partenaires