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Route - P. Gilbert : 'Gagner les 5 Monuments ? Un rêve fou' Photo : Sirotti

Route - P. Gilbert : "Gagner les 5 Monuments ? Un rêve fou"

Après avoir remporté le Tour des Flandres l'an passé, Philippe Gilbert (Quick-Step Floors) avait déclaré vouloir remporter les 5 Monuments avant la fin de sa carrière. Déjà vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, du Tour de Lombardie et maintenant du Ronde, il ne lui manque plus que Paris-Roubaix et Milan-San Remo pour réaliser ce fabuleux exploit. "C'est une grande motivation pour moi. Même si c'est un rêve fou, c'est possible", a déclaré le Belge durant la présentation de son équipe à Calpe. S'il a déjà terminé deux fois sur le podium de la Primavera, il est presque novice sur l'Enfer du Nord, qu'il a couru seulement une seule fois en 2007. Mais il n'est pas intimidé pour autant : "On en fait beaucoup, mais ce n'est pas si terrible. C'est comme toutes les Classiques, vous finissez vidé, mais je pense qu'il y a un peu d'exagération", dit-il à propos des pavés et de la distance. "Aujourd'hui c'est difficile de dire que je vais y aller pour la victoire, mais je veux acquérir de l'expérience et devenir plus fort là-bas. Ce sera plus facile de dire ce que j'en pense après la course parce que là, sans expérience, c'est dur d'en parler, mais ça reste une course spéciale."

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En revanche, si Paris-Roubaix semble encore un rêve lointain, Milan-San Remo apparait beaucoup plus à sa portée. 3e de l'épreuve en 2008 et 2011, il sait néanmoins que cette Classique est souvent cadenassée par les équipes de sprinteurs : "Ce n'est pas facile de faire bouger la course à San-Remo. Parfois vous voyez un coureur comme Sagan qui est le plus fort mais qui perd quand même", explique-t-il. "Quand vous démarrez le Tour des Flandres dans les mêmes conditions, je ne pense pas que vous pouvez perdre parce qu'à la fin c'est le plus fort qui gagne. C'est la même chose à Liège et à Roubaix, donc si vous êtes le plus fort au départ vous avez une grande chance de gagner, mais pas à San Remo."

Pour l'instant, Gilbert semble concentré sur les courses qu'il n'a pas encore remportées. Ainsi, son programme pourrait être bouleversé au détriment des Ardennaises, là où il a pourtant si souvent brillé, notamment en 2011 lorsqu'il a réalisé le triplé Amstel Gold Race - Flèche Wallonne - Liège-Bastogne-Liège. L'an passé, après avoir remporté le Tour des Flandres, il avait zappé Roubaix avant de gagner l'Amstel puis de déclarer forfait pour la suite à cause d'une blessure à un rein. "C'était mon choix. Je savais que je pouvais gagner l'Amstel et peut-être la Flèche et Liège, comme en 2011, parce que j'avais les jambes. J'en étais convaincu. Du coup après les Flandres j'ai fait un programme spécifique et j'ai gagné l'Amstel. Malheureusement j'ai dû m'arrêter pour la suite mais je pense que sans cette chute j'aurais été près de la gagne sur les deux autres."

"Pour 2018 c'est dur à dire", continue-t-il. "Le bonne chose c'est que l'équipe n'a pas besoin de moi sur les Ardennaises, parce qu'il y a beaucoup d'autres gars. Je sais que si Julian Alaphilippe n'a pas la même malchance que l'an passé, il sera là, Bob Jungels sera là, donc ils n'ont pas vraiment besoin de moi, si j'y suis ce sera du bonus. Cette équipe est vraiment la meilleure si vous avez des ambitions sur les Classiques, c'est pour ça que je suis là et que j'ai signé un nouveau contrat. Je suis parfait ici car cette équipe court de manière agressive, comme moi. Quand vous vous reconnaissez dans une équipe alors vous vous sentez heureux. J'ai encore deux ans de contrat, donc je serai encore là l'an prochain, après je ne sais pas. Je suis relax. Bien sûr la décision viendra de moi. Un jour je devrais décider d'arrêter mais ce jour n'est pas encore venu."

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Publié le par François BONNEFOY